L’histoire de la Roseraie Guillot® – Depuis 1829

La Roseraie Guillot® est fière de son histoire, de ses savoirs-faire et valeurs transmises pendant des siècles. Quand Histoire rime avec nouveauté, famille avec challenge : partez à la rencontre de la plus vieille roseraie du monde avec ses 192 ans !  Obtentions modernes et roses anciennes marquent l’histoire du monde de la rose et se marient avec l’Histoire de France.

Parmi tous les créateurs ayant consacré leur vie et leurs talents à la rose, seule la Roseraie Guillot® peut se féliciter d’avoir vu se succéder sept générations de rosiéristes dont les talents divers ont permis l’établissement d’une tradition remontant au début du XIXème siècle.

Panier aux roses - ©Roses Guillot®
Panier aux fleurs – ©Roses Guillot®

I. La Maison Guillot®, le nom de la rose française depuis près de deux siècles

A. Le bassin lyonnais, là où commence la rose

Ce n’est pas un hasard si l’Histoire de la rose française trouve ses débuts dans le Lyonnais : une terre favorable, ni trop sableuse, ni trop argileuse, accompagnée d’un climat exceptionnel pour la culture des rosiers. Entre hivers rigoureux et étés chauds et secs, les rosiers s’y plaisent et permettent de créer des variétés originales.

Après la Révolution, l’économie lyonnaise autrefois prospère grâce à l’industrie de la soie, se porte mal. Au début du XIXème siècle, Napoléon Bonaparte multiplie ses visites lyonnaises, accompagné de son épouse : Rose Marie Josèphe Tascher de la Pagerie, plus connue sous le nom de Joséphine de Beauharnais. Elle s’implique grandement dans l’histoire de la culture de la rose en France. Les lyonnais accompagnent ces visites avec autant de faste que possible, ne laissant pas indifférent l’Empereur qui ne tarde pas à commander ses premières soieries. L’Impératrice ayant reçu un bouquet de roses en cadeau, répond par un don de milliers de plantes dans le but de la création du Jardin des Plantes de Lyon, actuellement la roseraie du célèbre Parc de la Tête d’Or à Lyon.

En passionnée, l’Impératrice réalise avec PJ. Redouté, son peintre attitré, les célèbres lithographies de la rose. La mode et l’attrait pour la rose grandissent, et de plus en plus de rosiéristes s’installent dans les années 1830 cherchant à rivaliser pour toujours plus de roses innovantes et spectaculaires. En boutique vous trouverez d’ailleurs, des créations Guillot® en leur honneur, la jolie rose ancienne Josephine de Beauharnais (mousseux) et la lumineuse Générosa® Prix PJ Redouté

frise chronologique de la Roseraie Guillot®  - Créations et Innovations - ©Roses Guillot®
1- frise chronologique de la Roseraie Guillot®  – Créations et Innovations – ©Roses Guillot®

B. Jean-Baptiste Guillot®, innovateur dans le monde de la rose

1829 – Le quartier de la Guillotière à Lyon accueille Jean-Baptiste Guillot et son épouse en 1829, fondateurs de la Roseraie Guillot®.

Initialement installé en maraichage, en horticulture et paysagiste, Jean-Baptiste Guillot se spécialise dès 1837 dans le rosier et sort sa première variété, « Lamartine » en 1842. Cette conversion est permise grâce à la collection du spécialiste des roses, Victor Verdier. L’exploitation prend le nom de « Terre de Roses ». Il crée entre-autres Elisa Boëlle, Baron JB Gonella  et Comtesse d’Oxford

La seconde partie du XIXème siècle est marquée par un nombre impressionnant de rosiers créés chaque année dans le monde dont la majeure partie est issue du bassin Lyonnais. Pour sortir son épingle du jeu, il est rapidement primordial d’innover.

C’est à cette époque qu’un élève de Jean-Baptiste Guillot père, Joseph  Schwartz obtient ses premières variétés. Certaines sont encore célèbres aujourd’hui : Mme Alfred Carrière, la Reine Victoria, et Mme Ernest Calvat.

Jean-Baptiste André Guillot, dit Guillot Fils prend la relève avec superbe. Travailleur et ingénieux,  il est a l’origine de grandes innovations qui feront vite le tour du monde et reste encore aujourd’hui des avancées marquantes dans le milieu de la rose.

1849 – La greffe en écusson sur collet d’églantier

Jean-Baptiste Guillot Fils crée une avancée majeure dans la culture de la rose : le greffage en écusson. En facilitant ainsi la multiplication de toutes les variétés, tout en les rendant plus robustes et rustiques, il fait gagner un temps précieux à tous les rosiéristes de son époque. Ce procédé est encore très répandu aujourd’hui.

Actuellement, tous les rosiers commercialisés chez Guillot® sont greffés sur des porte-greffes qui apportent aux variétés davantage de robustesse, de résistance aux maladies et de longévité pour que vos jardins bénéficient des belles roses Guillot® le plus longtemps possible. Aussi, il permet d’adapter le rosier à de nombreuses natures de sol, y compris des sols parfois trop calcaires pour recevoir d’autres plantes. En savoir plus sur la greffe en écusson

1858 – La Falcot !

Mme Falcot, première obtention de Guillot Fils, fut un immense succès ! Elle fait un tabac à la sortie des théâtres et opéras et à l’entrée des bals du Second Empire ! Ce n’est pas «une rose» qui est vendue à la sauvette sur les trottoirs parisiens mais « une Falcot » ! Cette jolie rose Thé ornera ainsi boutonnières et corsages des hautes sphères mondaines.

Rose Thé ancienne Mme Falcot - Roses Guillot®
Rose Thé ancienne Mme Falcot – ©Roses Guillot®

1867 – Le premier hybride de thé – La France

En été 1867, lors de l’Exposition Universelle de Paris, la Société d’Horticulture de Lyon organise un jury de 50 personnes qui permettra à l’issu d’un concours de choisir LA rose qui portera le nom prestigieux de « La France ». JB Guillot Fils eut l’idée de croiser un hybride remontant et une rose thé. Parmi les 1000 concurrentes des rosiéristes, sa jolie rose turbinée se fait remarquer pour sa floraison généreuse, sa forme parfaite, son exceptionnelle tenue en vase et sa bonne remontance. Elle est alors choisie et devient la première rose d’une grande famille dite « roses modernes » et plus précisément « hybride de Thé » : « La France ». Son succès est mondial  et se dévoile dans de nombreux événements familiaux, les bouquets de fiançailles et de mariage. Les formes des roses : la roseraie Guillot® vous explique.

En 1999, La France® est toujours mise à l’honneur sur les timbres Postaux. 

Timbres postes de 1999 représentant La France® et du greffage - Roses Guillot®
Timbres postes de 1999 représentant La France® et du greffage – ©Roses Guillot®

1875 Le premier rosier polyantha – Pâquerette

Après avoir créé la première rose moderne Hybride de Thé, Guillot fils crée la première rose moderne polyantha (les fleurs groupées) : Pâquerette®.

C’est encore un coup de maître faisant de lui l’innovateur par excellence des deux familles de rosiers modernes : les hybrides de Thé et les Polyanthas. Aujourd’hui nous mettons à l’honneur ces deux grandes familles par la gamme « Hybrides de Thé Guillot® » et la gamme « Terre de Roses® ». Elles complémentent ainsi notre gamme « Générosa®« . 

Pâquerette, premier Polyantha - Roses Guillot®
Pâquerette, premier Polyantha – ©Roses Guillot®

C. Le rosier : une histoire de famille

1890 – Ces deux premières générations furent fortes d’inventivité et de créations, avec une centaine de créations pour le père et près de quatre-vingt pour le fils.

Dès 1884, Jean-Baptiste associa son fils Pierre à la gestion de la roseraie. Ensemble ils éditèrent seize variétés mises en commerce sous le nom de « Guillot et Fils », parmi lesquelles : Gloire Lyonnaise® et Madame Laurette de Messimy®.

C’est ainsi que Pierre Guillot prit la relève de son père et de son grand-père dans les années 1890, avec une collection de plus de 2 400 rosiers, lui donnant des possibilités infinies de créations variétales. Avec cet héritage, Pierre Guillot, passionné, obtient une soixantaine de nouvelles roses. Ayant reçu une bonne instruction à la Faculté des Sciences, le rosiériste joue régulièrement le rôle d’arbitre dans les chamailleries entre confrères.

On lui doit plusieurs rapports concernant les roses qu’il présenta au cours de nombreux congrès nationaux et internationaux. Il fit partie de plusieurs sociétés savantes, participa à de nombreux jurys, correspondit avec de nombreux rosiéristes étrangers et sa réputation le fit inviter à de grandes manifestations dédiées à la rose.

Il fut nommé Chevalier de la Légion d’Honneur en 1913. Parmi ses obtentions, certaines comme « Comtesse du Cayla » ou « Madame Léon Pain » sont encore cultivées aujourd’hui et connaissent d’ailleurs un nouvel engouement.

Il meurt le 23 septembre 1918 à Lyon et c’est sa femme Marie-Louise qui assure le maintien de l’entreprise familiale pendant 8 ans jusqu’à ce que Marc puisse prendre la succession.

1926 – Marc prend la tête des roseraies en 1926 à la mort de sa mère. Il dut faire face à  de nombreuses difficultés : expropriation du chemin des Pins pour cause d’extension urbaine de la ville de Lyon, installation des pépinières à Saint Priest, concurrence accrue, seconde guerre mondiale.

Avec l’aide de Juliette Granjon, sa femme, il édite quelques variétés dont les plus connues restent Comtesse de Cassagne® et Souvenir de Pierre Guillot®. A son décès prématuré en 1953, il laisse quatre fils orphelins dont l’aîné n’a que 10 ans.

C’est la femme de Marc, Juliette qui assure la relève avec courage et succès jusqu’en 1972. Elle est entre autre à l’origine de la magnifique rose Mikado®.

frise chronologique de la Roseraie Guillot® - Roses Anciennes - Roses Guillot®
2- frise chronologique de la Roseraie Guillot® – Roses Anciennes – ©Roses Guillot®

II. La Maison Guillot, chargée d’Histoire et résolument tournée vers l’avenir

1972 – Les deux frères Jean-Pierre et Jean-Marc Guillot reprirent le flambeau de l’entreprise familiale et développèrent la politique de l’entreprise autour de deux axes majeurs : la remise en valeur des roses anciennes et la création de variétés nouvelles.

A. Cap sur les rosiers anciens

Avec un patrimoine incomparable de plus de 650 variétés de roses, toutes cultivées sur l’exploitation Guillot® et représentant toutes les familles de rosiers, la Roseraie Guillot® est alors devenue une référence des rosiers anciens. Il était impensable de ne pas valoriser cet héritage.

Après des années de recherches dans les roseraies de collection telles que celles de l’Haÿ-Les-Roses, de Lyon ou de Bagatelle, la roseraie Guillot® réunit l’ensemble des variétés « Maison » encore existantes et complète ce florilège en choisissant les meilleures variétés de roses obtenues depuis le XVIIème siècle. En 1990, elle propose aux amateurs une première liste de 160 variétés.
L’année suivante verra la parution du premier catalogue illustré, entièrement consacré aux roses anciennes.

La gamme Générosa® des Roses Guillot® – ©Roses Guillot®

B. Une nouvelle gamme de roses : les Générosa®

1990 – Dans le domaine des variétés nouvelles de roses, le travail de création entrepris par les frères Guillot se poursuit et prend de l’ampleur. Une nouvelle gamme voit le jour avec des rosiers alliant le charme des roses anciennes et les qualités des roses modernes.

Dominique Massad, arrière petit-fils de Pierre Guillot, sixième génération, participe à cette entreprise avec ses cousins : des rosiers hauts en couleurs, parfumés, généreux, tant en nombres de pétales qu’en nombres de fleurs. Des roses uniques en leur genre dont Sonia Rykiel®Paul Bocuse®Ladurée® ou Chantal Thomass® qui sont de parfaits exemples de ce nouveau type de roses. Cette gamme se poursuit aujourd’hui avec nos nouveautés et nous citons inévitablement la fierté de notre équipe : Guillot N°1® crée par SIRPHE.

C. De l’Isère au Nord de la France

En 2011, Jean-Pierre Guillot souhaite céder son entreprise en toute confiance à un professionnel du métier dans le but d’en assurer la pérennité.

C’est Olivier Mathis qui a apporté jusqu’en 2019 son expérience à l’entreprise de roses, en qualité d’entrepreneur sur le marché du végétal.

Il a pour associé Anne Oblin qui crée en parallèle la maison de sélection SIRPHE en 2012. Les nouveaux croisements voient le jour en Eure et Loir (28) et dans la Pévèle (59). 

Durant les huit années sous la direction de Olivier Mathis, de nouvelles roses ont vu le jour, héritage de la famille Guillot, accompagnées de leurs parrains et marraines respectifs, heureux de voir leur nom associé à de belles créations Guillot®. Par exemple, « Anne-Sophie Pic®« , « Ingrid Betancourt®« , « Laurent Voulzy® « , « Rose Brouilly® », « Charlotte de Turckheim »

Des Baptêmes de roses chez Guillot® - Roses Guillot®
Des Baptêmes de roses chez Guillot® – ©Roses Guillot®

III. La Roseraie Guillot®, l’histoire continue !

Eté 2019, Olivier Mathis cède ses parts à Anne Oblin qui devient actionnaire à 100% de la Roseraie Guillot®. L’histoire familiale continue. 

Frise chronologique de la Roseraie Guillot® - Savoir faire, Héritage et Innovation - Roses Guillot®
3- frise chronologique de la Roseraie Guillot® – Savoir faire, Héritage et Innovation – ©Roses Guillot®

A. Une connaissance accrue des rosiers pour un conseil client adapté

Passionnée de roses de longue date, Anne Oblin ne compte plus les nombreux rosiers implantés dans son jardin du Nord de la France, qu’ils soient Guillot® ou non ! Il n’y a jamais trop de rosiers dans son jardin et elle se donne pour mission d’y implanter toutes les variétés Guillot®.

A la reprise de la Maison, commence un long travail pour recenser les rosiers Guillot® créés au cours des siècles. C’est un héritage dont il faut prendre soin. Variétés tantôt perdues, tantôt confondues avec d’autres, c’est une véritable investigation qu’il faut mener pour connaître les rosiers, croisant bibliographie, roseraies conservatoires, et anciens clients. 

Tous ces rosiers sont plantés et étudiés sous toutes les coutures : port, senteur, intensité du parfum, résistance aux maladies, hauteur de la plante, largeur de la fleur, forme de la fleur, exposition, tenue en pot et en vase… Il faut tout connaître pour pouvoir conseiller au mieux les clients. A chaque jardin, et à chaque situation, son rosier ! Cela sonne comme un crédo, et résonne au sein de toute l’équipe Guillot qui ne conçoit pas de jardin sans ses rosiers !

La Roseraie Guillot® garde ses valeurs fondamentales : une conduite familiale, une expertise du rosier ancien et moderne, des conseils dédiés aux particuliers, et surtout la création variétale.

Massif de roses avec Chantal Mérieux, Rose Brouilly et Rose de Rescht - Roses Guillot®
Jardin haut en couleurs avec Chantal Mérieux, Rose Brouilly et Rose de Rescht – ©Roses Guillot®

B. Une nouvelle équipe de création variétale de rosiers

Au moment de la cession de la Roseraie par Jean-Pierre Guillot, Anne Oblin se consacre au développement de la recherche. C’est ainsi que nait SIRPHE, une équipe spécialement dédiée à cette activité.

Huit ans plus tard, la première obtention de l’équipe SIRPHE voit le jour : le rosier Guillot N°1®. Fierté pour Guillot®, ce rosier se distingue par une extrême résistance aux maladies, et par une floraison abondante de roses au charme romantique : un rosier « facile à jardiner». Le succès ne se fait pas attendre : dès sa sortie, « Guillot N°1® » est couronnée par le public tombé sous le charme, en gagnant le prix du public au célèbre concours de Bagatelle. Un bel encouragement pour l’excellent travail de SIRPHE. Vous êtes déjà nombreux à le voir pousser dans vos jardins.

Merci à tous nos passionnés de roses et fidèles clients qui par leur enthousiasme soutiennent nos projets.  

Rendez-vous à l’automne pour encore de nouvelles roses qui entreront à leur tour dans l’Histoire !

Baptême de Guillot N°1 - Roses Guillot®
A l’occasion du baptême confiné et reporté de « Guillot N°1® », toute l’équipe s’est réunie pour célébrer ce succès. ©roses Guillot

©Photos tous droits réservés – ©Roses Guillot®

20 réponses sur “L’histoire de la Roseraie Guillot® – Depuis 1829”

  1. Nous avons visité le jardin Bonne Maison elle nous a bien parlé de votre maison !nous aimerions avoir votre catalogue notre adresse 750 route de montelimar 07200 saint Didier sous Aubenas merci

  2. Bonjour,
    Je suis à la recherche d’un rosier
    EDDY MITCHELL
    J’adore les rosiers !!!
    Merci d’avance de m’adresser votre catalogue

    1. Bonjour,

      Le rosier Eddy Mitchell® n’est disponible uniquement qu’en racines nues. En ce moment, nous ne vendons que des rosiers en conteneur. La prochaine saison de racines nues débutera en Octobre 2016. Pour recevoir notre catalogue, vous pouvez effectuer une demande en ligne à l’adresse suivante : http://www.roses-guillot.com/demander-le-catalogue

      Merci pour l’intérêt que vous portez à nos rosiers.
      L’équipe Guillot

  3. Bonjour,

    je suis en quête du rosier BETTY BOOP. Pouvez-vous le fournir ou ‘indiquer où le trouver ? ma demande est urgente. je souhaite l’avoir pour lundi 3 juillet.
    je vous remercie bien vivement de votre retour.
    Cordialement,

    1. Bonjour,
      nous ne vendons pas ce rosier et je n’ai pas l’information sur les vendeurs de cette variété.
      La saison de vente des rosiers en conteneur touche à sa fin pour l’ensemble de la profession et il va bien être bien compliqué d’en trouver malheureusement.
      J’ai effectué quelques recherches toutes infructueuses.
      Cordialement
      L’équipe Guillot

  4. Bonjour
    J’avais acheté des rosiers Britannia il y a une dizaine d’années à Chamanieu pour faire une rangée basse. Il m’en manque deux. Serait il possible d’en retrouver?
    Merci de votre reponse

  5. Bonjour,
    Lorsque j’étais enfant, pendant les grandes vacances, mon grand oncle me conduisait le dimanche dans les roseraies de Chamagnieu, avec sa magnifique traction avant, nous parcourions les étendues de rosiers aux incroyables couleurs et senteurs que pouvaient nous délivrer les rayons de soleil matinaux du mois d’août.
    Pour l’occasions il enfilait son bel habit , chemise en lin , ceinture de flanelle à la taille d’où sortait sa montre à gousset retenue par une petite chaine d’or et pantalon en alpaga. Les moustaches taillées en pointes vers le haut et son couvre chef en velours marron à poste.
    Il faut dire qu’il en avait du goût pour la toilette car il tenait une épicerie fine à Lyon dans le quartier de la Guillotière, il connaissait bien les propriétaires des roseraies. Il arrêtait la traction à la faveur d’un chemin de travers et muni de son sécateur il prélevait cinq sept boutons de son choix pour les offrir à ma grande tante qui elle était à l’office religieux. L’interrogeant sur cette pratique , il me répondit que cela fortifiait le plan.
    Mon grand oncle et ma grande tante ne son plus de ce monde , moi devenu adulte je suis parti pour l’étranger. a l’âge de la retraite et de retour sur l’hexagone je me suis installé à la pointe Bretonne et pour mon installation je me suis vu offrir par un couple d’amis un rosier « Aigle de Meaux » en regardant le descriptif j’ai pu lire « GUILLOT création et production » mon esprit eu cette pensée: « Guillot s’était bien cela! le nom dont mon grand oncle me parlait tant » et propriétaires de ses splendides roseraies, souvenirs merveilleux d’une enfance heureuse.
    Je vais donc vous passer commande de cinq ou sept rosiers en souvenir de mes tendres aïeux et des parfums de mon enfance dans les roserais de Chamagnieu.
    Je laisse libre les roseraies Guillot d’exploiter ce texte à votre convenance que je laisse libre de droit. Patrick Morrier

    1. Bonjour Monsieur Morrier,

      C’est avec plaisir que nous publions vos souvenirs sur notre blog, pour faire profiter à tous de vos souvenir d’enfance avec la Roseraie Guillot.
      Nous serons ravis de recevoir votre commande et remercions vos amis de nous avoir rappelé à vous !
      Bon retour en France.

      L’Équipe Guillot

  6. Bonjour,
    Comment déterminez-vous le nom des roses ?
    Je suis particulièrement intéressée par la rose Amandine Chanel car ma fille s’appelle Amandine et son compagnon Channel (avec 2 n).
    Y a-t-il un lien avec Coco Chanel ?
    Bien sûr, dès qu’ils auront un jardin, cette rose sera leur cadeau d’emménagement !

    1. Bonjour,

      Le monde de la rose est bien particulier : généralement les roses trouvent des « célébrités », personnages connus, etc. pour leur prêter leur nom et en échange l’obtenteur fait perdurer ce nom à travers les âges grâce à ses roses.
      Des personnes moins « renommées » peuvent également donner leur nom aux roses, souvent des amis ou famille de l’obtenteur; ou bien des clients qui souhaitent acheter le droit de donner leur nom à une rose.

      Pour ce qui est d’Amandine Chanel, malheureusement nous ne détenons pas l’historique de ce baptême ! Secret d’obtenteur ?

      En tout cas, ça reste un excellent choix de rosier 😉

  7. J’ai 76 ans. Mon père avait planté le rosier Baron Gonnella dans son jardin avant 1940. J’ai une photo de notre famille, les 6 enfants et nos parents devant le rosier dont les branches étaient étalées à l’horizontale
    Pour mieux fleurir.
    Lorsque la maison a été vendue aprés leur décès, nous avons tous emporté des boutures du Baron. Il fleurit encore aujourd’hui dans nos jardins de différentes provinces. Il embaume le mien depuis 40 ans dans le Sud. Et d’autres boutures vont aller habiter chez mes petits-enfants à Toulouse. On peut transmettre des merveilles simples !

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